187 résultats pour « riskmanagement »
L’intégration structurelle de l’IA au cœur des services financiers critiques impose de dépasser la simple conformité éthique de l'EU AI Act pour se concentrer sur la résilience opérationnelle exigée par DORA, dont les obligations s'appliquent bien avant celles de la réglementation sur l'IA. Les contrôles de continuité classiques sont inadaptés aux défaillances spécifiques de l’IA, telles que la dégradation silencieuse (grey failure), le non-déterminisme et la forte concentration systémique autour de rares fournisseurs de modèles. Pour y remédier, l’AI Resilience Framework (ARF) propose une méthode d'intégration unifiée : cartographier les dépendances aux services importants, piloter une matrice de criticité, instrumenter les tolérances face aux dérives, et garantir des doctrines de repli humain non fictionnelles. Face à ces risques probabilistes, les décideurs et architectes doivent unifier leurs registres de risques et adopter une approche Zero Trust pour assurer la survie de leurs services.
L’IA Act de l’Union européenne marque le passage à une gouvernance structurée des systèmes d’IA, fondée sur trois principes : licéité, éthique et robustesse. Il impose des exigences de contrôle humain, transparence, gouvernance des données, sécurité, équité et responsabilité. Les obligations varient selon le niveau de risque, les systèmes à haut risque devant intégrer un système continu de gestion des risques, une documentation complète, une supervision humaine et des audits. À l’international, l’UE adopte une approche contraignante, tandis que le Canada, la Chine, les États-Unis, Singapour et le Royaume-Uni privilégient des modèles réglementaires différents. L’évaluation combine identification et analyse des risques techniques, éthiques, sociétaux et de cybersécurité, avec des méthodes comme l’analyse de scénarios et la méthode Delphi. Les référentiels NIST et ISO/IEC 42001-23894 fournissent un cadre opérationnel, complété par les approches AI TRiSM et ModelOps pour une surveillance continue.
Cet article redéfinit le partage multilatéral des risques en assurance, où un assureur mutualise les risques de n agents. Face aux limites du modèle de Pareto classique — qui tolère l'exclusion d'agents et masque la dégradation de situations individuelles en raison de prix endogènes couplés —, les auteurs introduisent l'optimalité de Pareto inclusive et équitable (iFPO). Fondée sur des matrices séquentielles liées à des partitions d'ensembles ordonnées, cette méthodologie convexe garantit que chaque participant pèse mathématiquement dans l'optimisation. Testé via l'Expected Shortfall, l'iFPO s'impose comme un outil de gouvernance transparent et auditable pour la gestion des risques.
Le rapport de consultation du Financial Stability Board (FSB) présente des pratiques de référence pour l’adoption responsable de l’intelligence artificielle dans les institutions financières. Il analyse les bénéfices opérationnels de l’IA ainsi que les risques associés en matière de gouvernance, qualité des données, explicabilité, performance et dépendances aux tiers. Une attention particulière est portée à la cybersécurité : augmentation des cyberattaques assistées par IA, deepfakes, empoisonnement de données, attaques par injection de prompts, exploitation automatisée de vulnérabilités et risques liés aux agents autonomes. Le rapport recommande des contrôles, une supervision humaine et une gestion renforcée des risques cyber et TIC.
Cet article décrit un projet pilote visant à transformer les données d'indemnisation non structurées, comme les notes médicales et les rapports d'experts, en variables actuarielles exploitables grâce aux grands modèles de langage (LLM). La méthodologie repose sur une architecture à deux étapes qui extrait d'abord des informations précises de documents isolés avant de les synthétiser à l'échelle du dossier complet. En utilisant des données synthétiques pour l'entraînement et une validation par des experts cliniques, l'étude démontre une précision d'extraction élevée. L'intégration de ces nouvelles variables dans les méthodes de provisionnement traditionnelles a permis de réduire l'erreur d'estimation des réserves de 6,5 % à 4,0 %. Ce cadre offre ainsi aux actuaires une solution systématique et reproductible pour valoriser des informations narratives jusqu'alors sous-exploitées. Finalement, l'approche favorise une meilleure gestion des risques et une tarification plus précise tout en respectant les exigences réglementaires de transparence.
Le rapport souligne une détente tarifaire historique, marquée par une baisse spectaculaire des primes et des franchises, particulièrement pour les grandes entreprises. Parallèlement, le secteur observe une hausse inquiétante de la sinistralité, touchant principalement les entreprises de taille intermédiaire (ETI) dont les coûts d'indemnisation ont quadruplé.
Ce rapport du Comité de Bâle analyse les stratégies mondiales de gestion des risques liés aux technologies de l'information et de la communication (TIC) dans le secteur financier. Il se concentre spécifiquement sur la prévention et l'atténuation des incidents non malveillants, tels que les erreurs de configuration, les défaillances systémiques ou les interruptions chez des prestataires tiers.
Les petites et moyennes entreprises (PME) constituent un segment négligé mais très vulnérable du paysage mondial de la cybersécurité. Il avance que les PME font face à des menaces croissantes — rançongiciels, hameçonnage, intrusions dans la chaîne d'approvisionnement et attaques pilotées par l'IA — tout en fonctionnant avec des budgets limités, une gouvernance faible et une faible sensibilisation. L'auteur affirme que la cybersécurité ne devrait pas être traitée comme une simple question technique relevant de l'informatique, mais comme un enjeu de gouvernance, de résilience opérationnelle et de continuité des activités. S'appuyant sur des sources telles que l'ENISA et le rapport Verizon DBIR, le document propose un modèle léger de gouvernance de la cyber-résilience pour les PME, axé sur la sensibilisation continue, la surveillance et l'audit proactif.
Cet article analyse l'étude prospective, menée par le cabinet KYU en partenariat avec l'AMRAE sur l'évolution des fonctions Risques et Assurances au sein des entreprises à l'horizon 2026. Elle souligne que la gestion des risques est devenue un levier stratégique de gouvernance indispensable pour naviguer dans un contexte de crises permanentes. Bien que ces fonctions gagnent en importance auprès des directions générales, l'enquête révèle une hétérogénéité persistante dans leur structuration et leurs ressources. Le rapport met en lumière la nécessité d'une meilleure intégration entre les départements risques et assurances pour renforcer la résilience organisationnelle. Enfin, il identifie un besoin de professionnalisation accrue des interactions avec les courtiers pour transformer la gestion des menaces en un véritable avantage compétitif.
This paper investigates dynamic insurance pricing and risk management when insurers face correlation ambiguity between underwriting and financial investment risks. By employing a robust control framework and G-expectation theory, the research models how insurers make decisions under worst-case beliefs regarding these unknown dependencies. The authors identify five distinct equilibrium regimes, such as pure underwriting or zero underwriting, which shift based on market conditions and ambiguity levels. A key finding challenges traditional assumptions by showing that uncertainty does not always lead to higher premiums or reduced utility for the insurer. Instead, ambiguity aversion can sometimes improve an insurer’s position by encouraging more conservative and robust portfolio allocations. Ultimately, the study highlights that accurately understanding risk dependence is essential for effective regulatory policy and equilibrium pricing in modern financial markets.