Le rapport final EBA/ITS/2026/02 met en œuvre les nouvelles exigences Pilier 3 ESG prévues par le CRR3. Il étend les obligations de publication à davantage d’établissements via trois niveaux de reporting (complet, simplifié, essentiel) et réduit de 37 % les points de données pour alléger la charge déclarative. Les modèles ESG sont révisés : intégration de la nomenclature NACE 2.1, recentrage du risque physique par pays, nouveaux indicateurs immobiliers et accent sur les émissions financées de Scope 3. Le cadre couvre aussi le shadow banking et les expositions sur actions. Application : fin 2026, puis fin 2027 pour les SNCI.
Le rapport de l’EBA (juin 2026) considère désormais l’IA comme un risque systémique pour le secteur bancaire. Les modèles avancés accélèrent la découverte et l’exploitation de vulnérabilités, réduisant fortement les délais de réaction face aux cyberattaques. L’IA amplifie aussi les risques de fraude, de biais algorithmiques, d’atteinte à l’intégrité des données et d’incertitude réglementaire. L’EBA souligne deux vulnérabilités majeures : l’écart technologique entre institutions et la dépendance croissante à quelques fournisseurs TIC externes. Elle recommande d’intégrer pleinement le risque IA dans la résilience opérationnelle (DORA), de renforcer la gouvernance, les tests de sécurité automatisés et les capacités de reprise rapide.
En 2025, l'EBA a opéré un pivot stratégique de la réglementation vers la supervision directe liée au règlement DORA, soutenu par une simplification de son cadre pour optimiser ses ressources.
Les avancées majeures incluent la finalisation du cadre normatif et la désignation de 19 prestataires tiers critiques (CTPP), déclenchant une surveillance active pour réduire les dépendances hors UE. Face à la numérisation et aux cybermenaces, l'EBA a renforcé la gestion des incidents et intégré les risques opérationnels dans ses tests de résistance. Pour 2026, les priorités visent la réduction de la charge de reporting et l'harmonisation de la supervision.