Notre revue
de presse

Date :
L’enquête AMRAE 2026 montre que 88,6 % des professionnels du risque utilisent l’IA, principalement générative (85,6 %). L'adoption s'est faite par la productivité documentaire (rédaction, analyse juridique) plutôt que par le cœur analytique. Le frein majeur est technique : les données textuelles affichent un taux d’usage de 25,9 %, contre 8,4 % pour les données « terrain » complexes. L’étude identifie 14 usages d’avenir prioritaires (risques émergents, simulations de crise, climat). La profession attend un accompagnement pragmatique (retours d’expérience, guides, cartographie des outils) pour évoluer de la productivité au pilotage des risques.
Date :
En 2025, les paiements dématérialisés en France progressent (+5,5 %) avec un bilan contrasté : si le taux de fraude sur carte atteint un plus bas historique (0,047 %), le préjudice global croît de 3,8 % pour atteindre 1,241 milliard d'euros. Le risque glisse des failles techniques vers l'ingénierie sociale (faux conseiller, substitution d'IBAN), la fraude par manipulation représentant désormais 516 millions d'euros. Le virement devient le premier poste de fraude en valeur. Pour y faire face, l'OSMP renforce les dispositifs de vérification et cible, d'ici 2027, la sécurité des agents d'IA et la cryptographie post-quantique.
Date :
La rareté des données empiriques sur les méga-catastrophes cyber (Cyber Cats > 1 Smilliard) rend leur modélisation complexe. Pour y remédier, une méthodologie s'appuie sur le classement par LLM de réclamations d'assurance pour analyser les Cyber Kittens : des événements systémiques de moindre ampleur.
L'étude démontre que ces événements suivent une loi de puissance (coefficient α=1,74), utilisant le nombre de victimes pondéré comme indicateur de perte. Cette approche permet de quantifier la fréquence des événements extrêmes (Gray Swans) : un sinistre de 20 milliards de dollars présente une période de retour de 28 ans, contre 206 ans pour 200 milliards.