21 résultats pour « Solvabilité II »
Le secteur européen de l'assurance conserve une résilience globale avec un niveau de risque maintenu à « médium », porté par une solide solvabilité (groupes à 210 %) et la haute qualité de ses fonds propres (86 % en Tier 1).
Toutefois, le risque lié à la numérisation et aux menaces cyber a été relevé à « Élevé » en raison de l'IA de pointe, de la complexité de la souscription cyber et de la hausse des attaques. L'environnement macroéconomique s'assombrit sous l'effet d'une croissance atone (1,0 %) et d'une inflation en hausse (2,9 %), imposant une vigilance accrue à long terme.
Ce document de l'ACPR analyse l'impact de l'instabilité climatique sur le secteur de l'assurance non-vie en France entre 2021 et 2024. Face à l'augmentation de la fréquence et de la gravité des sinistres naturels, les assureurs adaptent leurs stratégies de tarification et leurs méthodes de provisionnement technique. L'étude souligne l'utilisation croissante d'outils de géolocalisation précis et de zoniers pour segmenter les risques et ajuster les primes. Les entreprises renforcent également leur gouvernance interne en intégrant des scénarios climatiques à long terme dans leur gestion des risques. Enfin, bien que la prévention auprès des assurés soit identifiée comme un levier essentiel, elle reste encore insuffisamment exploitée.
Ce cadre de stress-testing actuariel modélise l'impact financier des pannes Cloud pour l'assurance cyber, un risque d'accumulation majeur identifié par l'EIOPA. La chrono-modélisation décompose la perte selon la durée de la panne (T), le délai de réaction (U) et la phase de rétablissement (V), lissée par l'efficacité du plan de secours. Le modèle distingue un régime standard (mutualisation de Markowitz sous indépendance conditionnelle) d'un régime de stress (panne simultanée d'un fournisseur) où la mutualisation s'effondre, tout en appliquant une approximation gaussienne justifiée par le caractère light-tailed des risques plafonnés. Pour éviter le « piège de rentabilité » incitant à sur-exposer le portefeuille aux fournisseurs risqués, un critère d'optimisation pénalise la concentration, la solvabilité étant mesurée par la VaR et la CTE. Enfin, l'analyse met en évidence le paradoxe des pannes de durée moyenne plus coûteuses et préconise de proscrire la monoculture Cloud, de diversifier les secteurs et de privilégier la capacité de rétablissement à la rentabilité immédiate.
L’Instruction ACPR n° 2026-I-12, publiée le 10 juillet 2026, précise les modalités d’application en France des mesures de proportionnalité issues de la révision de Solvabilité II, applicables à compter du 30 janvier 2027. Elle définit les critères d’éligibilité au statut d’entreprise de petite taille et non complexe (SNCU), les conditions spécifiques applicables aux captives, ainsi que les cas d’exclusion automatique, notamment en présence d’un modèle interne ou d’une appartenance à certains groupes. Les entités éligibles peuvent bénéficier d’allègements prudentiels portant sur la gouvernance, l’ORSA, le SFCR, l’évaluation des provisions techniques et la gestion de la liquidité. L’instruction distingue un régime de notification pour les SNCU et un régime de demande pour les autres organismes à risque limité, tout en précisant les modalités de contrôle, les conditions de perte du statut et les exigences techniques associées à certaines mesures de proportionnalité.
Les Orientations de l'EIOPA sur le reporting et la transparence (cadre Solvabilité II) encadrent la transmission des données financières des assureurs aux autorités de contrôle et la publication d'informations au public. Elles définissent la structure des rapports prudentiels réguliers (RSR) et des états quantitatifs (QRT) transmis aux superviseurs, tout en imposant la publication d'un rapport public sur la solvabilité et la situation financière (SFCR) pour les marchés et les assurés. Elles exigent une approche par transparence (look-through) pour identifier les risques sous-jacents des fonds d'investissement et appliquent un principe de proportionnalité pour adapter la fréquence et la charge administrative selon la taille et le profil de risque de l'entité.
Le rapport de stabilité de l’EIOPA (juin 2026) souligne la solidité financière du secteur européen de l’assurance malgré un contexte marqué par les tensions géopolitiques, l’inflation et la volatilité des marchés. L’IA améliore l’efficacité opérationnelle mais crée de nouveaux risques : biais algorithmiques, dépendance à quelques fournisseurs technologiques et concentration systémique. Parallèlement, les modèles d’IA avancés renforcent les menaces cyber, compliquant l’évaluation des sinistres et pouvant accroître les besoins en capital. L’EIOPA prépare l’application coordonnée de l’IA Act et de Solvabilité II révisée afin de renforcer la résilience du secteur face à ces risques émergents.
Cet article analyse l'avis technique de l'EIOPA concernant la mise en œuvre de normes minimales harmonisées pour les systèmes de garantie d'assurance (SGA) au sein de l'Union européenne. L'autorité souligne que l'absence de cadre commun crée une inégalité de protection pour les assurés, particulièrement lors de faillites d'entreprises opérant de manière transfrontalière.
Le tableau de bord des risques d'assurance d'avril 2026 analyse la stabilité financière du secteur européen en s'appuyant sur les données prudentielles de Solvency II. Ce document évalue diverses catégories de vulnérabilités, allant des risques macroéconomiques aux enjeux émergents liés à la numérisation et au changement climatique.