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Le secteur européen de l'assurance conserve une résilience globale avec un niveau de risque maintenu à « médium », porté par une solide solvabilité (groupes à 210 %) et la haute qualité de ses fonds propres (86 % en Tier 1).
Toutefois, le risque lié à la numérisation et aux menaces cyber a été relevé à « Élevé » en raison de l'IA de pointe, de la complexité de la souscription cyber et de la hausse des attaques. L'environnement macroéconomique s'assombrit sous l'effet d'une croissance atone (1,0 %) et d'une inflation en hausse (2,9 %), imposant une vigilance accrue à long terme.
Ce cadre de stress-testing actuariel modélise l'impact financier des pannes Cloud pour l'assurance cyber, un risque d'accumulation majeur identifié par l'EIOPA. La chrono-modélisation décompose la perte selon la durée de la panne (T), le délai de réaction (U) et la phase de rétablissement (V), lissée par l'efficacité du plan de secours. Le modèle distingue un régime standard (mutualisation de Markowitz sous indépendance conditionnelle) d'un régime de stress (panne simultanée d'un fournisseur) où la mutualisation s'effondre, tout en appliquant une approximation gaussienne justifiée par le caractère light-tailed des risques plafonnés. Pour éviter le « piège de rentabilité » incitant à sur-exposer le portefeuille aux fournisseurs risqués, un critère d'optimisation pénalise la concentration, la solvabilité étant mesurée par la VaR et la CTE. Enfin, l'analyse met en évidence le paradoxe des pannes de durée moyenne plus coûteuses et préconise de proscrire la monoculture Cloud, de diversifier les secteurs et de privilégier la capacité de rétablissement à la rentabilité immédiate.
Les Orientations de l'EIOPA sur le reporting et la transparence (cadre Solvabilité II) encadrent la transmission des données financières des assureurs aux autorités de contrôle et la publication d'informations au public. Elles définissent la structure des rapports prudentiels réguliers (RSR) et des états quantitatifs (QRT) transmis aux superviseurs, tout en imposant la publication d'un rapport public sur la solvabilité et la situation financière (SFCR) pour les marchés et les assurés. Elles exigent une approche par transparence (look-through) pour identifier les risques sous-jacents des fonds d'investissement et appliquent un principe de proportionnalité pour adapter la fréquence et la charge administrative selon la taille et le profil de risque de l'entité.
Le rapport de stabilité de l’EIOPA (juin 2026) souligne la solidité financière du secteur européen de l’assurance malgré un contexte marqué par les tensions géopolitiques, l’inflation et la volatilité des marchés. L’IA améliore l’efficacité opérationnelle mais crée de nouveaux risques : biais algorithmiques, dépendance à quelques fournisseurs technologiques et concentration systémique. Parallèlement, les modèles d’IA avancés renforcent les menaces cyber, compliquant l’évaluation des sinistres et pouvant accroître les besoins en capital. L’EIOPA prépare l’application coordonnée de l’IA Act et de Solvabilité II révisée afin de renforcer la résilience du secteur face à ces risques émergents.
Le rapport annuel 2025 de l’EIOPA présente les principales actions menées pour renforcer la résilience opérationnelle numérique du secteur financier européen dans le cadre du règlement DORA. En 2025, EIOPA, en coopération avec les autres ESAs, a finalisé la mise en place du cadre de supervision des prestataires tiers critiques de services TIC (CTPP). Les travaux ont porté sur la création des structures de gouvernance, des équipes conjointes de supervision, des méthodologies d’évaluation, des procédures opérationnelles et des outils informatiques nécessaires à l’exercice de cette surveillance. Dix-neuf prestataires critiques ont été désignés et les premières activités de supervision ont été engagées. Le rapport souligne également le renforcement de la coordination européenne en matière de gestion des cyberincidents et l’intégration de la résilience numérique parmi les priorités de supervision pour les années à venir.
Cet article analyse l'avis technique de l'EIOPA concernant la mise en œuvre de normes minimales harmonisées pour les systèmes de garantie d'assurance (SGA) au sein de l'Union européenne. L'autorité souligne que l'absence de cadre commun crée une inégalité de protection pour les assurés, particulièrement lors de faillites d'entreprises opérant de manière transfrontalière.
Le tableau de bord des risques d'assurance d'avril 2026 analyse la stabilité financière du secteur européen en s'appuyant sur les données prudentielles de Solvency II. Ce document évalue diverses catégories de vulnérabilités, allant des risques macroéconomiques aux enjeux émergents liés à la numérisation et au changement climatique.
Le rapport détaille la coopération entre les trois autorités de surveillance européennes pour garantir la stabilité financière et la protection des consommateurs. Un axe majeur de ce document concerne l'application du règlement DORA, visant à renforcer la cyberrésilience face aux menaces numériques croissantes.
L’EIOPA a publié un document de consultation ciblant l'usage des techniques d'atténuation du risque en réassurance proportionnelle. L’enjeu central est la commensurabilité : l'adéquation entre la réduction du capital requis (SCR) et le transfert de risque réel.
L'autorité s'inquiète des clauses contractuelles (limites de perte, corridors, commissions variables) qui introduisent une non-linéarité. Ces mécanismes peuvent neutraliser le transfert de risque en queue de distribution (99,5 %), créant un risque de base matériel non capturé par la Formule Standard de Solvabilité II.
Les assureurs doivent désormais :
Évaluer l'efficacité du transfert via la fonction actuarielle et l'ORSA.
Utiliser des tests quantitatifs, comme l'indicateur Expected Reinsurance Deficit (ERD).
Ajuster la mesure du volume si les commissions masquent une rétention du risque de dépenses.
Les parties prenantes ont jusqu'au 17 juillet 2026 pour répondre à cette consultation.
L'EIOPA sollicite les contributions des parties prenantes sur une proposition visant à raccourcir 13 ensembles de lignes directrices dans le cadre d'une rationalisation supplémentaire du cadre révisé Solvabilité II. Les révisions s'inscrivent dans l'approche annoncée par EIOPA en matière de simplification réglementaire et de réduction de la charge, y compris une réduction proposée d'au moins 25 % du nombre de lignes directrices individuelles. La consultation vise à clarifier les rôles, simplifier les processus et favoriser un recours accru à la proportionnalité et aux exemptions, sans réduire les attentes en matière de supervision. Les parties prenantes sont invitées à répondre via des enquêtes en ligne.