3 résultats pour « cyberassurances »
Ce cadre de stress-testing actuariel modélise l'impact financier des pannes Cloud pour l'assurance cyber, un risque d'accumulation majeur identifié par l'EIOPA. La chrono-modélisation décompose la perte selon la durée de la panne (T), le délai de réaction (U) et la phase de rétablissement (V), lissée par l'efficacité du plan de secours. Le modèle distingue un régime standard (mutualisation de Markowitz sous indépendance conditionnelle) d'un régime de stress (panne simultanée d'un fournisseur) où la mutualisation s'effondre, tout en appliquant une approximation gaussienne justifiée par le caractère light-tailed des risques plafonnés. Pour éviter le « piège de rentabilité » incitant à sur-exposer le portefeuille aux fournisseurs risqués, un critère d'optimisation pénalise la concentration, la solvabilité étant mesurée par la VaR et la CTE. Enfin, l'analyse met en évidence le paradoxe des pannes de durée moyenne plus coûteuses et préconise de proscrire la monoculture Cloud, de diversifier les secteurs et de privilégier la capacité de rétablissement à la rentabilité immédiate.
Cet article, basé sur une prépublication qui propose un cadre de partage de risque cyber P2P entre entreprises interconnectées. Les auteurs distinguent un réseau d'attaque, générant la dépendance des pertes par contagion, d'un réseau de partage, allouant les charges réalisées. La perte de chaque sinistré est décomposée en attribution causale, rétention propre et mutualisation résiduelle.
Le rapport souligne une détente tarifaire historique, marquée par une baisse spectaculaire des primes et des franchises, particulièrement pour les grandes entreprises. Parallèlement, le secteur observe une hausse inquiétante de la sinistralité, touchant principalement les entreprises de taille intermédiaire (ETI) dont les coûts d'indemnisation ont quadruplé.