Le projet de RTS de l'EBA (EBA/CP/2026/18) modernise le cadre du risque opérationnel issu de Bâle III (CRR) en insistant sur la résilience et l'approche prospective. Il instaure une interopérabilité directe avec le règlement DORA pour éliminer les doublons en réutilisant les dispositifs ICT existants. Les facteurs ESG deviennent des moteurs (drivers) de risque devant être intégrés de manière prospective. Sur le plan de la gouvernance, l'indépendance de la 2e ligne de défense est renforcée face à l'audit. Enfin, le principe de proportionnalité applique des exigences accrues (reporting trimestriel, taxonomie obligatoire, stress tests) aux établissements dont l'Indicateur d'Activité atteint 750 M€.
Consultation ouverte jusqu'au 31 décembre 2026.
L’intégration de l’IA dans les institutions financières impose de passer d’une gestion du « modèle isolé » à celle du système d’exploitation métier activé par l’IA. Le risque de système opérationnel unifie les cadres existants (COSO, NIST, Bâle, OCDE) pour évaluer la résilience globale des processus, données, algorithmes et révisions humaines.
Ce cadre traite notamment du paradoxe wrong-but-running (dysfonctionnement silencieux), où l’IA produit des résultats incorrects sans panne technique visible. Face à cette défaillance silencieuse et à la dépendance aux tiers, la gouvernance doit intégrer des protocoles d'urgence (interruption et reprise) et des KRI ciblés pour préserver la confiance et la résilience institutionnelle.
La cartographie 2026 de l’AMF souligne un environnement financier plus instable, marqué par le resserrement monétaire, les tensions géopolitiques et une hausse des vulnérabilités. L’IA « frontière » accroît les risques opérationnels en facilitant les cyberattaques, tandis que l’informatique quantique menace les standards de chiffrement. DORA est présenté comme le principal cadre de résilience. La fraude financière s’industrialise grâce à l’IA, aux deepfakes et aux crypto-actifs. Malgré l’essor de l’IA chez les jeunes investisseurs, le conseil humain reste essentiel. Pour 2027, les risques cyber et de contagion devraient encore augmenter.
En 2025, l'ESMA a fait évoluer sa supervision vers un modèle davantage fondé sur les données, l'IA et la résilience numérique. L'intégration du reporting DORA permet désormais d'exploiter les incidents TIC majeurs comme indicateurs de risque opérationnel, afin d'identifier les vulnérabilités systémiques et les risques de contagion. Parallèlement, l'ESMA renforce l'automatisation des contrôles de qualité des données (EMIR, SFTR, MiFIR) et poursuit l'objectif « Report Once » pour réduire la charge déclarative. La trajectoire 2026 vise une centralisation accrue via l'ESMA Data Platform, favorisant l'interopérabilité, la supervision intégrée et une meilleure surveillance des risques à l'échelle européenne.
Cet article présente une étude sur la modélisation du risque opérationnel au sein des institutions financières en utilisant des modèles de Markov cachés (HMM). Les auteurs proposent une approche innovante qui intègre des variables macroéconomiques, comme l'indice de volatilité VSTOXX, pour mieux anticiper les pertes liées à des incidents tels que la fraude interne.
Cet article analyse la montée alarmante de la fraude bancaire numérique aux États-Unis et propose un cadre stratégique pour renforcer la résilience financière. L'auteur préconise une approche intégrée combinant des systèmes d'information avancés, une gestion globale des risques et une gouvernance organisationnelle stricte.