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Cet article évalue la robustesse d'agents de cyberdéfense autonomes face au passage à l'échelle (jusqu'à 1 010 hôtes) sans réentraînement. Là où l'apprentissage par renforcement (RL) s'effondre en raison d'un sur-couplage à la topologie d'origine, les grands modèles de langage (LLM) à poids gelés (frozen) surmontent cette limite.

Toutefois, utiliser un LLM pour la seule planification stratégique (LLM+RL) échoue car l'exécuteur RL reste un goulot d'étranglement. Seule une architecture intégralement pilotée par LLM (LLM+LLM) garantit l'invariance d'échelle. Les grands modèles généralistes (70B) surpassent les modèles spécialisés, dont le fine-tuning altère parfois le raisonnement logique global.
Le passage de l’IA générative traditionnelle aux systèmes d’IA agentique autonomes transforme le risque de modèle individuel en risque systémique macroprudentiel.
Le cadre quantitatif de dommage attendu EH = PHA × SGH × BR révèle un risque défavorable où la probabilité, la sévérité et le rayon d'impact co-varient négativement en période de crise. De plus, la monoculture autour de quelques modèles de fondation crée un plancher de risque non diversifiable, tandis que les contagions techniques, sémantiques et les comportements mimétiques de troupeau amplifient le danger.
Les contrôles à l'exécution et le capital s'avèrent inopérants face aux actions irréversibles. La gestion des risques doit donc imposer en amont un confinement robuste et des limites d'exposition structurelles via l'indice d'écart de confinement (CMI).