France Gouvernement: Sommet pour l'action sur l'IA : un an après

ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR L'IA ET LA CYBERSÉCURITÉ:

Ce rapport définit la cybersécurité comme un pilier fondamental de la troisième phase de la stratégie nationale pour l'intelligence artificielle en France. Cette approche vise à transformer les impératifs de sécurité en un levier de souveraineté numérique et de puissance industrielle.

I. PRIORISATION STRATÉGIQUE ET SOUTIEN À L'INNOVATION

La cybersécurité et la défense sont identifiées comme des secteurs prioritaires pour l'application de l'IA. Cette volonté se traduit par des dispositifs de financement et d'intégration opérationnelle :

Soutien aux technologies de rupture : Le programme « Pionniers de l'IA » finance des solutions capables d'être intégrées directement dans des systèmes de production, à l'instar du projet P2IA porté par l'entreprise ARKANE.

IA de défense : Le secteur bénéficie d'investissements d'envergure, illustrés par les levées de fonds d'acteurs tels que Helsing (600 M€), spécialisée dans l'IA franco‑allemande.

IA générative et éducation : Le projet OpenEdIAG illustre l'application de critères de cybersécurité stricts dans des domaines civils sensibles comme le milieu scolaire.

II. CADRE D'ÉVALUATION ET ARCHITECTURE INSTITUTIONNELLE

Le renforcement de la confiance technique repose sur une structuration institutionnelle coordonnée :

L'INESIA : L'Institut national pour l'évaluation et la sécurité de l'IA constitue l'organe central pour la définition de méthodes d'évaluation des systèmes.

Gouvernance de la sécurité : Sous le pilotage de l'ANSSI et en collaboration avec l'AMIAD, des protocoles sont élaborés pour assurer la robustesse des modèles et prévenir les risques techniques critiques, notamment les fuites de données en environnement de production.

III. GOUVERNANCE ET PROJECTION INTERNATIONALE

La stratégie française s'inscrit dans une dimension mondiale, visant à instaurer des standards de sécurité partagés :

Échéance du G7 (2026) : Sous la présidence française, la sécurisation de l'IA face aux détournements malveillants et aux cybermenaces constituera un axe majeur de la diplomatie numérique.

Outils de sécurité ouverts : L'initiative « Robust Open Online Safety Tools » de la fondation Current AI vise à démocratiser l'accès à des outils de protection robustes pour renforcer la sécurité en ligne globale.

En conclusion, la France appréhende la cybersécurité comme un avantage compétitif. La maîtrise des normes et des outils d'évaluation doit permettre d'assurer l'intégrité des systèmes d'IA tout en projetant un modèle de confiance à l'échelle internationale.