En 2025, l'EBA a opéré un pivot stratégique de la réglementation vers la supervision directe liée au règlement DORA, soutenu par une simplification de son cadre pour optimiser ses ressources.
Les avancées majeures incluent la finalisation du cadre normatif et la désignation de 19 prestataires tiers critiques (CTPP), déclenchant une surveillance active pour réduire les dépendances hors UE. Face à la numérisation et aux cybermenaces, l'EBA a renforcé la gestion des incidents et intégré les risques opérationnels dans ses tests de résistance. Pour 2026, les priorités visent la réduction de la charge de reporting et l'harmonisation de la supervision.
Le rapport annuel 2025 de l’EIOPA présente les principales actions menées pour renforcer la résilience opérationnelle numérique du secteur financier européen dans le cadre du règlement DORA. En 2025, EIOPA, en coopération avec les autres ESAs, a finalisé la mise en place du cadre de supervision des prestataires tiers critiques de services TIC (CTPP). Les travaux ont porté sur la création des structures de gouvernance, des équipes conjointes de supervision, des méthodologies d’évaluation, des procédures opérationnelles et des outils informatiques nécessaires à l’exercice de cette surveillance. Dix-neuf prestataires critiques ont été désignés et les premières activités de supervision ont été engagées. Le rapport souligne également le renforcement de la coordination européenne en matière de gestion des cyberincidents et l’intégration de la résilience numérique parmi les priorités de supervision pour les années à venir.
Cet article, basé sur la documentation PCA de l'AMRAE pour 2026, présente la transition d’une conformité réglementaire vers une culture de résilience systémique. Il détaille l'intégration obligatoire des mécanismes de reprise (analyses d’impact métier, alignement des métriques RTO, RPO, DLO) au sein du cadre global de gestion des risques liés aux technologies de l'information et de la communication (TIC).
L'analyse met en évidence deux évolutions méthodologiques majeures préconisées par l'AMRAE : d'une part, le passage d'une logique de scénarios probabilistes à une approche déterministe axée sur l'indisponibilité des ressources (humaines, immobilières, techniques, tiers) ; d'autre part, l'évolution du RTO classique vers le RIO (Recovery of Integrity Objective), indispensable pour valider l'intégrité des données après une cyberattaque.
Enfin, la synthèse aborde la gouvernance des risques liés aux prestataires tiers (Cloud, APIs) afin de neutraliser les points de défaillance uniques (SPOF), et détaille la mise en œuvre de stratégies de continuité graduelles. Le texte conclut sur la nécessité d'une coordination globale et préparée à froid entre la gestion technique des incidents et le pilotage stratégique des crises.